A JUSTE RAISON, les Balarucois se sont interrogés sur la DÉMISSION de Thierry Cours lorsqu'il était P-DG de l'établissement thermal en 2021.
Transparence, méthode et rigueur
Monsieur Thierry COURS. Balaruc, le 10/12/2025
Candidat à l’Élection Municipale BALARUC-LES-BAINS
thierrycourspourbalaruc@gmail.com
www.thierrycourspourbalaruc2026.fr
Tél. : 07 74 90 86 63
Objet : les raisons de ma démission
Balarucoises, Balarucois,
Le 26 mai 2021, je démissionnais de ma fonction de président-directeur général de la société publique locale qui gère les thermes de Balaruc-les-Bains, ainsi que de celle de conseiller municipal délégué au thermalisme, démission dont je livre aujourd'hui les motifs dans cette lettre ouverte qui vous est destinée.
Pendant les huit mois d'exercice de ces fonctions, j'ai travaillé avec rigueur pour comprendre les dossiers et maîtriser les ressorts de cette entreprise et, fort de mon expérience professionnelle, j'ai pu rapidement en identifier les dérives et les dysfonctionnements.
ET ILS SONT GRAVES :
- Pilotage opérationnel de l’entreprise, défaillant et déloyal, - Procédures de marché public non maîtrisées et très souvent en marge de la loi (non-respect de la réglementation de la commande publique), avec un risque financier important, mais également un risque juridique de nature civile et pénale, - Absence de sécurité juridique. L’affaire Sublio, révélée par le journal « Le Singulier » (perte d’environ 1 000 000 €), ainsi que celle de l’absence de contrat d’assurance des eaux et des boues thermales (perte d’environ 800 000 €) sont significatifs de ces dysfonctionnements, - Finances : budgets peu ou pas maîtrisés et procédures budgétaires inexistantes, - Contentieux : gestion défaillante et anarchique du contentieux, notamment RH, générant des coûts exorbitants au titre des dommages et intérêts dus par l’entreprise (pour exemple, un seul contentieux peut coûter plus de 200 000 €), - Salaires : hiérarchie des salaires et grille de rémunération incohérentes et discriminatoires, - Taux d’absentéisme deux fois supérieur à la moyenne nationale de la branche (13% vs 6%), ce qui obère le résultat (coût pour l’entreprise = 600 000 € par an environ), laissant supposer une mauvaise qualité de vie au travail, - Stock : absence de gestion, de sécurisation et de contrôle des stocks,
Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.
Mais, au-delà de ces dysfonctionnements sur lesquels on pourrait agir dans un système « normal », il m’est apparu que le mode de gouvernance paralysait toute action.
En effet, le clientélisme et le favoritisme, érigés en mode de gestion, constituent la base de pratiques systémiques, préjudiciables au bon fonctionnement des thermes, empêchant toute possibilité de corriger les dysfonctionnements constatés.
Ce clientélisme et ce favoritisme conduisent à des choix de gestion inadaptés qui pénalisent l’entreprise et engendrent des coûts importants, en termes de masse salariale par exemple (17 000 000 €) ou de développement d’activités annexes chroniquement déficitaires qui pèsent lourdement sur le résultat de l’entreprise ; c’est le cas de la cosmétique, notamment, avec un déficit annuel moyen estimé à 500 000 €, sans compter tous les investissements dédiés aux fonctions production et marketing.
Un mode de gouvernance préjudiciable à Balaruc et aux Balarucois dans la mesure où ces pratiques impactent directement les budgets de la commune et donc les impôts du contribuable balarucois.
Sans parler du fait que ces agissements peuvent constituer des faits délictueux pénalement répréhensibles.
Dans un tel système, et dans les fonctions qui étaient les miennes au sein de l’établissement thermal, je m’exposais, en conséquence, à des sanctions civiles et pénales pour des faits dont je n’étais ni responsable, ni décisionnaire. Ceci explique également les raisons de ma démission.
Enfin, des réformes à venir, avec lesquelles je me trouvais en profond désaccord, auraient entraîné une dégradation significative des finances des thermes, déjà lourdement affectées par un déficit annoncé de 8 millions d’euros provoqué par des fermetures administratives dans un contexte de pandémie (COVID 19).
Dans ce contexte d’une extrême gravité (fonds propres réduits à néant et capital social proche de zéro), le maire, visiblement dépassé, a fui ses responsabilités, laissant l’entreprise aux mains d’un opérationnel incompétent, irresponsable et inconséquent, payé au prix fort auquel il avait confié l’entière maîtrise du pilotage opérationnel de l’entreprise.
Par ailleurs, l’exécutif balarucois exerçant une gouvernance verticale, opaque, concentrée et cloisonnée, prive les élus d’une information claire et objective. Ces mêmes élus, auxquels on demande simplement de voter « pour » en conseil municipal, sont écartés des décisions importantes.
En outre, à Balaruc, ce pouvoir qui s’exerce dans un entre-soi très confidentiel prive la population d’une information objective sur la réalité de la gestion de la commune, en dépit de réunions publiques qui se limitent purement et simplement à un exercice de communication et d’enfumage médiatique.
Très vite, j’ai donc fait le constat que je ne pourrais pas trouver ma place dans un tel fonctionnement et un tel environnement avec de telles méthodes, diamétralement opposées à mon éthique et à tous les principes de probité que j’ai appris et mis en œuvre dans mes fonctions professionnelles antérieures. Et que je ne trouverais pas davantage ma place dans un relationnel basé sur le double langage, la manipulation, le mensonge, le dénigrement des collaborateurs et des collègues élus.
Se soumettre ou se démettre… je me suis démis.
C’est donc en toute liberté et en toute conscience que j'ai remis au maire ma lettre de démission.
Cette dernière étant suffisamment explicite, monsieur le maire connaît donc parfaitement, en dépit de ses allégations, les raisons de ma démission.
Il va de soi que ces méthodes de gouvernance et cette gestion erratique fragilisent grandement l’entreprise thermale qui, contrairement aux déclarations faussement rassurantes de la majorité actuelle, n’est toujours pas remise du séisme financier provoqué par la COVID 19.
Avec toute ma considération.
Thierry Cours